Le football féminin un bon produit pour les chaînes de télévision

Depuis la saison 2018-2019, la D1 de football féminin est diffusée en intégralité sur le chaîne Canal+. Celle-ci a été acquise contre une somme avoisinant les 6M (5,4), tandis que sur la même période les droits télévisés de la Ligue 1 étaient de 740 M. Des droits qui ont même explosés pour la période 2020-2024 pour atteindre une somme légèrement inférieur à 1,2 milliard d’euros. Le rapport est donc aujourd’hui de 1 pour 123 et va donc considérablement se creuser à partir de 2020.

Pourtant, quand on y regarde de plus près, le rapport en termes d’audience est loin d’être comparable. En novembre dernier, le diffuseur de la D1 féminine profitait de la trêve internationale masculine pour diffuser un dimanche soir en prime time à 21h : l’affiche du championnat, PSG-OL. Résultat, le match a eu une audience record, avec un pic à 836 000 téléspectateurs. À titre de comparaison, le record de la saison précédente en Ligue 1 était un certain OM-PSG, avec un pic à 2,6M. Le rapport est donc de 1 à 3.

«Pour les chaînes de tv c’est excessivement rentable. Je paie peu cher pour beaucoup d’audience. 900 000 téléspectateurs pour une chaîne de la TNT c’est énorme ! Donc ça ne peut qu’embrayer sur un développement du football féminin», développe Pierre Rondeau, économiste du sport.

Si le football féminin devient intéressant pour les chaînes alors un nouveau cercle vertueux pourrait opérer. Si ce sport génère plus d’argent alors, mécaniquement, les arbitres seront mieux payés. Ce qui pourrait inciter de nouvelles femmes à devenir arbitre, bien que le facteur monétaire ne soit pas le seul à rentrer en compte.