Le Président de la Fédération Française de Football, Noël Le Graët, a établi en 2012 un programme en sept points sur la féminisation de la discipline. Ce projet visait à donner un élan aux femmes dans le football. Il a ainsi confié les clés à sa vice-présidente : Brigitte Henriques, en charge du football féminin. Elle a eu pour mission de rédiger un plan sur quatre ans. Voici les principaux axes qui se dégagent de ce plan.
La valorisation de la place des femmes dans le milieu footballistique
Cette valorisation vise à augmenter de 10% le nombre de femmes par saison dans chaque Ligue. Il ne s’agit pas seulement de footballeuses mais d’arbitres, d’éducatrices et de dirigeantes. Entre 2012 et 2016, le nombre de dirigeantes a augmenté de 27,6% et atteint 34 000. Lors de la même période, le nombre d’éducatrices est passé de 745 à 1005 (+34,7%) et le nombre d’arbitres de 674 à 784 (+16,3%). Une commission de féminisation régionale a été créée dans chaque Ligue et a eu pour objectif de promouvoir l’image du Football féminin pour attirer et fidéliser de nouvelles femmes dans cette discipline.
La volonté de devenir un pays référent en terme de femmes licenciées
Le deuxième axe avait pour objectif d’atteindre les 100.000 licenciées le plus rapidement possible et de fonder 1000 écoles féminines de football. Il s’agit aussi d’organiser une “semaine du football féminin en juin” qui propose des journées portes ouvertes dans tous les clubs où les jeunes filles voudraient s’initier au football. Il y a enfin eu la mise en place d’un dispositif : le “Football des Princesses” à l’école élémentaire, il a permis la favorisation de la pratique du football féminin dès le plus jeune âge. Gaëtane Thiney, joueuse internationale française, en est l’ambassadrice.
L’objectif de jouer les premiers rôles au niveau européen et mondial
Cet objectif a une mission simple : remporter un titre européen voire mondial d’ici 4 ans. L’équipe de France féminine aura l’occasion d’atteindre cet objectif lors de la prochaine Coupe du Monde en 2019. Il y aussi eu l’organisation d’un groupe de travail visant à faire évoluer la Division 1, élite du championnat féminin français. Un pôle régional de formation a été mis en place et s’occupe des domaines suivants : l’organisation d’un match, la sécurité, le projet du club, la gestion financière, la recherche de partenaires… Un accompagnement supplémentaire a servi à pallier le manque de ressource humaines et économiques.
L’innovation des formations
L’ultime axe consiste à définir une politique technique nationale afin d’élever le niveau de jeu du football féminin français. Un pôle espoir féminin a ouvert à Strasbourg en 2013. Il permet à 56 joueuses d’intégrer chaque année les championnats nationaux de D1 et D2 et d’atteindre le niveau international avec 5 entrainements par semaine et un suivi médical régulier.